Avoir un toit est devenu un privilège de riches. Au Québec, une maison unifamiliale coûte 350 000$ à Québec et 550 000$ à Montréal — l''équivalent de 25 ans de salaire minimum. Les terrains constructibles sont accaparés par les promoteurs immobiliers. Et les alternatives — coopératives d''habitation, écovillages — restent marginales faute d''un cadre reproductible : chaque projet réinvente la roue juridique, financière et constructive. Le problème est mondial : 1,6 milliard de personnes n''ont pas de logement adéquat (ONU-Habitat). Les terres fertiles — celles qui peuvent nourrir ET loger — sont accaparées par 1% de la population mondiale. Auroville, en Inde, a prouvé qu''une communauté peut faire pousser une forêt tropicale dans un désert quand personne n''y croyait. Si on peut faire ça avec une forêt, on peut le faire avec un écovillage. La question n''est pas technique — elle est organisationnelle : comment coordonner les parties prenantes (acheteurs, constructeurs, fournisseurs, artisans, agriculteurs) autour d''un projet commun de territoire ?