Recherche ouverte — Nos impôts financent la recherche, leurs brevets la privatisent

Par André MF

70% de la recherche pharmaceutique fondamentale est financée par l'argent public — universités, NIH (États-Unis), INSERM (France), IRSC (Canada). Les citoyens paient pour la découverte. Mais quand la découverte aboutit à un médicament, le brevet est cédé ou licencié à une entreprise privée qui le commercialise à prix d'or. Le médicament Xtandi (cancer de la prostate), développé avec des fonds publics américains, est vendu 129 000$/an aux États-Unis. Le public paie deux fois : d'abord pour la recherche via ses impôts, ensuite pour le médicament via son assurance ou ses économies. Ce système n'est pas un accident — il est le résultat de décennies de lobbying pharmaceutique pour affaiblir le Bayh-Dole Act (États-Unis, 1980) qui prévoyait pourtant des clauses de licence obligatoire en cas de prix abusif.

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