Chaque année, des milliers d'agriculteurs veulent passer en bio ou en permaculture. La plupart renoncent — non par manque de conviction, mais par manque de débouchés garantis pendant les 3 années de transition. Pendant la conversion, les rendements chutent de 10 à 20% (le sol se désintoxique des intrants chimiques). L'agriculteur ne peut pas encore vendre au prix bio (il faut 3 ans pour la certification). Il perd de l'argent chaque année pendant 3 ans. Personne ne le compense. Résultat : en France, malgré le plan Écophyto lancé en 2008 pour réduire les pesticides de 50%, l'usage a augmenté de 12% en 10 ans. Le problème n'est pas la volonté des agriculteurs — c'est l'absence de garantie collective qui rende la transition économiquement viable.